Briefing : Marie Nyange assure que le couloir vert Kivu–Kinshasa va sortir des milliers de Congolais de la précarité

C’était lors d’un briefing de presse animée à la RTNC sous la modération du ministre de la communication et médias, Patrick Muyaya que la ministre de l’environnement, du développement durable et nouvelle économie du climat , Marie Nyange a évoqué ce vaste projet du couloir vert Kivu- Kinshasa. Chiffres arides, jargon technique, une vision. La ministre a levé un coin du voile sur ce projet aussi ambitieux que fascinant. L’idée, dans sa simplicité, a de quoi faire rêver. Relier l’est du pays, terre de volcans et de lacs, à l’ouest, la gigantesque Kinshasa, en une immense bande forestière protégée. Le tout le long de l’artère vitale qu’est le fleuve Congo. Imaginez, l’une des plus grandes réserves forestières au monde, une arche de verdure qui traverserait le pays d’un bout à l’autre. Une muraille végétale, mais pas pour fermer, pour unir. La promesse qui pèse le plus : l’emploi Devant la presse, Marie Nyange n’a pas noyé son auditoire sous des flots de données. Elle a préféré parler de ce qui touche les Congolais au quotidien. Et le mot qu’elle a martelé, celui qui résonne encore dans l’esprit des journalistes présents, c’est emploi. « Ce projet apportera un changement dans le quotidien des Congolais », a-t-elle lancé. Pas une promesse en l’air. La ministre a brossé un tableau concret. Le couloir vert, c’est d’abord des emplois. Des milliers, peut-être des dizaines de milliers à terme. Des femmes et des hommes qui ne seront plus contraints de prendre la route de l’exil ou de s’enfoncer dans l’exploitation minière informelle, mais qui pourront vivre de la forêt, la protéger et en faire une source de prospérité durable. Car en République démocratique du Congo, la précarité n’est pas un mot abstrait. C’est le quotidien de millions de foyers qui peinent à joindre les deux bouts. C’est cette jeune diplômée qui attend un premier emploi depuis des années. Ce père de famille qui multiplie les petits métiers pour nourrir les siens. Cette mère qui vend au marché et espère une vie meilleure pour ses enfants. À tous ceux-là, Marie Nyange tend une perche : le couloir vert sera un créateur d’opportunités. Routes, ports et désenclavement Mais la forêt ne se suffit pas à elle-même. Pour la valoriser, il faut y accéder. Et c’est là que le projet prend une dimension supplémentaire. La ministre a évoqué la construction de routes, l’aménagement de ports le long du fleuve. Autant d’infrastructures qui viendront désenclaver des territoires entiers, ouvrir des voies de commerce et de circulation pour des populations souvent isolées. Ces travaux, à eux seuls, généreront des emplois directs et indirects. Des maçons, des ingénieurs, des conducteurs d’engins, des logisticiens, des commerçants… Tout un écosystème économique qui pourrait voir le jour autour de ce couloir vert. Une ambition immense, des défis à la hauteur Reste que l’ampleur du projet donne le vertige. Relier l’est à l’ouest sur des centaines de kilomètres, protéger une forêt équatoriale, impliquer les communautés locales, sécuriser les financements, lutter contre la corruption… Les défis sont aussi grands que la forêt elle-même. Par ailleurs, la ministre Marie Nyange affiche une confiance sereine. Elle sait que le succès de ce couloir vert reposera sur l’adhésion des populations et la volonté politique de tenir le cap. ✍🏻 KIDIMBU Pop
Le cobalt congolais au cœur de la compétition mondiale

Le cobalt congolais au cœur de la compétition mondiale. Le cobalt congolais au cœur de la compétition mondiale