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RDC – Banque mondiale : un mariage de raison sur une décennie pour sortir le pays de la dépendance ?

Par Rédaction ECOFISC

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Ce n’est pas un simple accord de financement. C’est un contrat d’avenir. La Première ministre Judith Suminwa a officiellement ouvert les consultations pour le nouveau Cadre de Partenariat Pays avec la Banque mondiale. Objectif affiché, briser le plafond de verre d’une économie trop longtemps monocéphale et créer des emplois qui tiennent la route. Mais les ambitions déclarées suffiront-elles à changer la donne ?

Dans les couloirs de la Primature, l’atmosphère était résolument tournée vers l’action. La cheffe du gouvernement a réuni autour d’une même table l’ensemble des ministres concernés, signe que ce dossier est placé sous le signe de la coordination maximale. Pas de place pour les silos administratifs : ici, on parle stratégie.

Le représentant de la Banque mondiale sur place n’a pas fait dans la demi-mesure. L’institution entend mobiliser des financements conséquents pour accompagner la RDC dans cette transformation. Mais il voit plus grand encore : l’objectif est d’utiliser l’effet de levier pour attirer davantage de capitaux du secteur privé.

À condition, prévient-il, de travailler ensemble pour réformer en profondeur et garantir un climat des affaires réellement attractif. Un signal fort adressé aux investisseurs potentiels ; la RDC ne veut plus seulement des prêts, elle veut des partenariats productifs.

Fort des enseignements tirés du programme précédent, l’institution de Bretton Woods a déjà esquissé trois axes majeurs qui structureront les prochaines discussions avec les ministres sectoriels. D’abord, les infrastructures de base, routes et chemins de fer, pour désenclaver le territoire et fluidifier les échanges. Ensuite, le capital humain, avec l’éducation comme moteur de développement, parce qu’une économie performante a besoin de cerveaux formés. Enfin, le climat des affaires, à travers des réformes pour attirer les investisseurs et créer un cercle vertueux.

Au-delà des annonces, un objectif précis a été réaffirmé : élargir considérablement l’accès à l’électricité à travers le pays. Un défi colossal dans un pays où des millions de foyers vivent encore sans courant. La Banque mondiale s’est engagée à accompagner le compact énergétique congolais, un dossier qui pourrait changer le quotidien des populations bien plus qu’un discours politique.

Les prochaines semaines s’annoncent intenses. Une nouvelle session de travail est prévue pour affiner les contours du programme. D’ici la fin de l’année, le cadre de partenariat sera soumis au conseil d’administration de la Banque mondiale pour adoption définitive.

D’ici là, les ministres ont du pain sur la planche. Mais la promesse est belle : des emplois de qualité, une économie moins vulnérable aux chocs extérieurs et une RDC qui prend enfin le virage de la diversification. Reste à transformer l’essai. Le pari est ambitieux. Mais pour la première fois, les acteurs semblent jouer dans la même équipe.

La question qui demeure : les discours suffiront-ils à bâtir une souveraineté économique durable ?

✍🏻 KIDIMBU pop

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Rédaction ECOFISC

La rédaction d'ECOFISC couvre l'économie, la fiscalité, les entreprises et les enjeux financiers en République Démocratique du Congo.

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