Accueil - Actualités

Post frontalier de Kasumbalesa : ce que les ministres ont découvert va vous surprendre!

Par Rédaction ECOFISC

img_2028

Il y a des endroits où la république se joue à chaque camion qui passe. Kasumbalesa en est un. Les ministres Julien Paluku Kahongya et Justin Kalumba Mwana Ngongo, descendus de Kinshasa pour voir de leurs propres yeux ce qui se trame à cette frontière stratégique entre la RDC et la Zambie. Et croyez-moi, ce qu’ils ont vu, entendu et annoncé, ça ne s’invente pas.

Réunion à kasumbalesa : tolérance zéro…

Dès l’arrivée, l’ambiance était à la prise de température réelle, pas celle des rapports qui dorment dans les cartons. Accompagnés du Gouverneur intérimaire Martin Kazembe et du Directeur Général de l’OCC, Pierre Lohohola, les deux membres du Gouvernement ont arpenté le poste frontalier comme on inspecte une machine qui tousse. Objectif : comprendre pourquoi ça coince, pourquoi les recettes publiques saignent et comment la dématérialisation lancée en décembre par la Première Ministre Judith Suminwa peut enfin porter ses fruits. Car réduire les coûts, les délais et maximiser les recettes, c’est bien beau sur le papier, mais sur le terrain, c’est une autre paire de manches.

Inspection à kasumbalesa

Et c’est là que Julien Paluku a sorti la phrase qui a fait l’effet d’une décharge électrique dans la salle de réunion technique. Devant les responsables des services commis à la frontière, il a sifflé la fin de la récréation. Tolérance zéro, il a dit. Traduction : fini le Bamba roho qui arrange les uns et ruine l’État, fini les véhicules hors gabarit qui passent comme si de rien n’était, fini le Bilanga, ce système frauduleux où les marchandises se fractionnent, se sous-évaluent ou se dénaturent avec la complicité de certains agents trop complaisants. Le chiffre donne le vertige : 2,5 milliards de dollars qui s’envolent chaque année. Du sang sur les rails du trésor public.

Post frontalier de kasumbalesa

Alors quelles solutions ?

Du concret, pas des vœux pieux. Le Ministre a instruit la société ITM Border Service d’intégrer un segment spécifique pour surveiller le phénomène Bilanga, et a martelé l’utilisation obligatoire du Guichet Unique Intégral du Commerce Extérieur (GUCE). Mais il y a plus, au nom du Gouvernement, il a annoncé la construction prochaine d’un poste frontalier à arrêt unique à Kasumbalesa, accompagné d’un port sec moderne. De quoi fluidifier le trafic et asphyxier les pratiques parallèles.

Enfin, le lancement du Régime Commercial Simplifié (RECOS) entre la RDC et la Zambie viendra offrir des facilités aux petits commerçants transfrontaliers, ceux qui, sans cette bouffée d’air, étouffent sous le poids des lourdeurs administratives.

Post frontalier de kasumbalesa

La descente s’est achevée par une visite guidée, comme un dernier coup d’œil dans le rétroviseur avant d’appuyer sur l’accélérateur. Au-delà des annonces, c’est cette énergie nouvelle, cette volonté de ne plus fermer les yeux. Kasumbalesa n’est pas qu’une porte sur la Zambie, c’est une vitrine de ce que la RDC veut devenir : un pays où l’autorité de l’État ne se négocie pas, où les règles sont les mêmes pour tous, et où chaque dollar qui entre est un dollar qui sert à bâtir.

✍️ KIDIMBU pop

Partager cet article

Share on facebook
Facebook
Share on twitter
X
Share on linkedin
LinkedIn
favicon

Rédaction ECOFISC

La rédaction d'ECOFISC couvre l'économie, la fiscalité, les entreprises et les enjeux financiers en République Démocratique du Congo.

Articles récents

  • All Post
  • Actualités
  • Décryptage
  • Éco des rues
  • Entreprendre
  • Fiscalité
  • Mines
  • Régies financières
  • Votre argent

Annoncez sur ECOFISC

Touchez une audience ciblée : entrepreneurs, décideurs, fiscalistes et investisseurs en RDC.