Ce jeudi, les agents de la Direction générale des impôts (DGI), appuyés par des services de sécurité, ont apposé les scellés sur les installations de Kamoto Copper Company (KCC), filiale du géant suisse Glencore, dans la province du Lualaba. Une mesure radicale, justifiée par un contentieux fiscal dont le montant frôle les 3 milliards de dollars américains.
Une suspension d’activités aux conséquences lourdes
Bureaux, ateliers, infrastructures de production : plusieurs sites de KCC ont été fermés par l’administration fiscale, entraînant l’arrêt immédiat des opérations sur place. L’entreprise, qui exploite d’importants gisements de cuivre et de cobalt dans la région de Kolwezi, emploie plusieurs milliers de travailleurs directs et indirects. Cette suspension, si elle se prolongeait, pourrait avoir des répercussions significatives sur l’économie locale et la chaîne d’approvisionnement mondiale des métaux stratégiques.

Un redressement fiscal historique
Selon l’administration fiscale congolaise, cette décision fait suite au non-paiement d’arriérés d’impôts estimés à près de 3 milliards de dollars. Un montant colossal qui illustre la détermination des autorités à faire respecter les obligations fiscales des grands opérateurs miniers, dans un contexte de recherche accrue de ressources pour financer le développement national.
Cette opération s’inscrit dans le cadre des actions de recouvrement engagées par la DGI pour récupérer les créances dues à l’État, conformément à la législation en vigueur.
Une attente sur les suites du dossier
À l’heure où ces lignes sont écrites, aucune communication officielle n’a encore précisé la durée de cette mesure ni les perspectives de résolution du conflit. La balle est désormais dans le camp des deux parties : à KCC de trouver une issue négociée, à la DGI de faire respecter la loi tout en mesurant l’impact social et économique de ses décisions.
Ce dossier, qui oppose l’administration fiscale à l’un des mastodontes du secteur extractif, sera suivi de près par les observateurs et les investisseurs. Il pose en creux la question de l’équilibre entre la rigueur fiscale et la préservation d’un climat des affaires favorable à l’investissement en RDC.
✍🏻 KIDIMBU pop


