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Cacao, café, caoutchouc : le Cameroun court après les cours mondiaux… et s’épuise

Par Rédaction ECOFISC

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Les exportations agricoles camerounaises ont perdu 30 % de leur valeur, malgré des volumes en hausse. Cacao, café, caoutchouc, coton, banane : toutes les filières phares sont touchées. Le phénomène n’a rien d’une mauvaise passe conjoncturelle, c’est la mécanique implacable d’un système où le producteur subit la loi des marchés sans jamais la négocier.

L’otage des cours mondiaux

Augmenter les quantités pour compenser la baisse des prix, c’est courir plus vite pour rester sur place. Le Cameroun exporte sa matière première, mais la valeur ajoutée se crée ailleurs à Paris, à Londres ou à Bruxelles. Pendant ce temps, les paysans, et en particulier les femmes qui assurent l’essentiel du travail dans les plantations, ne captent que 20 à 30 % des revenus générés. C’est une trappe structurelle, pas un choc passager.

Le cercle vicieux de la survie


Pour maintenir leurs recettes, les producteurs n’ont d’autre choix que d’étendre les surfaces cultivées, quitte à grignoter la forêt. Ironie du sort, cette course au volume affaiblit encore plus les cours et compromet l’accès au marché européen, de plus en plus regardant sur la traçabilité environnementale. Le piège est verrouillé, produire plus pour gagner moins, et détruire son propre avenir en tentant de sauver le présent.

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Rédaction ECOFISC

La rédaction d'ECOFISC couvre l'économie, la fiscalité, les entreprises et les enjeux financiers en République Démocratique du Congo.

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