Ce n’est pas une simple réunion administrative. C’est un signal fort envoyé à tout un secteur. Ce lundi, dans une salle où se mêlaient gravité et espoir, le directeur de cabinet du ministre des mines, Michel KASWA KAYOMO, a donné le coup d’envoi officiel des travaux d’une Commission à la mission aussi précise que cruciale ; préparer l’affectation des coopératives minières dans les Zones d’Exploitation Artisanale (ZEA) du Haut-Katanga et du Lualaba.
Autour de lui, une assemblée qui ne doit rien au hasard. Le Conseiller Principal du Chef de l’État pour le collège Mines, Énergie et Hydrocarbures, le Secrétaire Général aux Mines, le Directeur Général du SAEMAPE, Jean-Paul KAPONGO, mais aussi des responsables de terrain, des représentants de coopératives et des partenaires techniques. Tous réunis pour une même ambition : redonner ses lettres de noblesse à l’exploitation minière artisanale.

« Nous ne repartirons pas comme avant »
Dans son allocution, le Professeur KASWA KAYOMO n’a pas mâché ses mots. Pour lui, cette Commission n’est pas un gadget administratif. Elle est la colonne vertébrale d’une réforme voulue par le Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, et portée par le Gouvernement de Madame Judith Suminwa Tuluka.
« Nous sommes ici pour poser des actes concrets, a-t-il martelé. Pas pour faire semblant. Derrière chaque parcelle, il y a des hommes, des femmes, des familles qui attendent de ce secteur qu’il soit enfin une source de vie, et non d’incertitude. »
Il a rappelé que les arrêtés ministériels n°00233 et n°00235 du 03 avril 2026 tracent désormais le cadre juridique de cette affectation. Mais une loi ne vaut que par sa mise en œuvre. C’est tout l’enjeu de cette Commission : transformer le texte en réalité sur le terrain.
Une mission sous le signe de l’exigence
Le message du sirecteur de cabinet a été clair : professionnalisme, intégrité, impartialité, patriotisme. Quatre mots qui pèsent leur poids, dans un secteur où les tentations et les circuits parallèles ont trop souvent eu raison des bonnes intentions.

Chaque membre de la Commission est désormais investi d’une responsabilité historique : garantir une affectation juste et transparente des zones d’exploitation, pour offrir aux coopératives minières une sécurité juridique enfin stabilisée. C’est aussi la promesse d’une meilleure traçabilité des minerais, pour que chaque carat, chaque kilo, chaque once puisse être comptabilisé au profit de l’État et des communautés locales.
Au-delà des chiffres, des vies
Car derrière les enjeux techniques, il y a des visages. Ceux des exploitants artisanaux, souvent livrés à eux-mêmes, qui cherchent simplement à travailler dignement. Ceux des communautés riveraines, qui aspirent à voir les retombées des richesses de leur sous-sol bénéficier à leurs écoles, à leurs routes, à leur santé.

Cette réforme, si elle aboutit, pourrait bien être un tournant. Elle ne promet pas un secteur parfait du jour au lendemain, mais elle jette les fondations d’une exploitation minière artisanale plus responsable, plus organisée et enfin créatrice de valeur pour tous.
Une attente, une espérance
Alors que les travaux de la Commission débutent, les regards sont tournés vers les prochaines semaines. Les coopératives attendent des réponses. Les autorités veulent des résultats. Et les Congolais, dans leur ensemble, espèrent que cette fois, la transparence l’emportera sur les vieux démons.
Une chose est sûre, le Professeur Michel KASWA KAYOMO et ses équipes ont conscience que l’Histoire les attend au tournant. Et ils ont promis de ne pas la décevoir.



