En seulement 100 jours de gouvernance, la nouvelle équipe de l’Autorité de Régulation du secteur de l’Électricité a réalisé ce qui semblait hors de portée ; 2,3 milliards de dollars américains d’investissements potentiels mobilisés dans le secteur électrique de la République Démocratique du Congo.
Pour mesurer l’ampleur du bond, il suffit de rappeler que la moyenne annuelle des investissements dans ce secteur oscillait autour de trois cents millions de dollars. En un trimestre, l’ARE a donc multiplié ce chiffre par près de huit, signant un départ fracassant pour la nouvelle mandature.
Ce montant, une fois traduit en projets concrets, représente deux mille six cents mégawatts de capacité électrique additionnelle générée. Un résultat d’autant plus impressionnant qu’il a été obtenu en un laps de temps très court, et qu’il surpasse largement le cumul des années antérieures.
À titre de comparaison, le rythme annuel moyen des années passées peinait à atteindre ce niveau de performances. La nouvelle dynamique impulsée par l’ARE place désormais la RDC sur une trajectoire compétitive à l’échelle régionale et continentale.
Derrière ce résultat colossal, il y a une activité intense et sans précédent. 45 dossiers ont été examinés pour avis, 17 certifications ont été délivrées et douze dossiers tarifaires ont été traités, contre seulement quatre pour l’ensemble de l’année deux mille vingt-cinq. Un bilan opérationnel qui témoigne d’une productivité administrative multipliée par trois en quelques semaines seulement.
Qu’est-ce qui a changé ? La réponse est triple
D’abord, des procédures nouvelles, allégées, clarifiées et adaptées aux réalités du terrain, ont considérablement réduit les délais de traitement. Ensuite, un traitement digitalisé des dossiers a permis de gagner en transparence, en rapidité et en traçabilité, mettant fin aux lourdeurs bureaucratiques. Enfin, des équipes mieux outillées, grâce à une revalorisation des rémunérations, une couverture médicale élargie et un cadre de travail amélioré. Un personnel motivé et compétent est la clé de voûte de cette révolution silencieuse.
En cent jours, la nouvelle administration de l’ARE a non seulement redressé la barre, mais elle a aussi posé les fondations d’un secteur électrique enfin attractif pour les investisseurs. Ce bilan du centième jour est un signal fort adressé aux partenaires techniques et financiers : la RDC est désormais ouverte aux grands projets énergétiques, et elle entend bien devenir un acteur incontournable de la transition énergétique en Afrique centrale.



