Ce n’était pas une simple rencontre. C’était une main tendue, un pont jeté entre l’ambition des entrepreneurs et les moyens de l’État. Le 14 août 2026, la Fédération des Entreprises du Congo et le Fonds de Promotion de l’Industrie ont scellé un pacte pour l’industrialisation de la RDC.
« Porter la voix, mais aussi créer des passerelles »
Il y a des paroles qui engagent. Devant près de 150 décideurs économiques, M. Robert Malumba, Président National de la FEC, a posé les jalons d’une nouvelle ère :
« Notre rôle ne doit pas seulement consister à porter la voix des entreprises face aux difficultés qu’elles rencontrent, mais également à créer des passerelles concrètes leur permettant d’accéder aux ressources nécessaires pour éclore, se développer, accroître leurs capacités de production et devenir davantage compétitives. »
Une vision qui dépasse le simple plaidoyer pour incarner une philosophie d’action. La FEC ne se veut plus seulement porte-voix, mais facilitateur, accélérateur, architecte d’un écosystème où chaque entreprise trouve les ressorts de sa croissance. En tendant la main au FPI, elle pose un acte de foi dans l’avenir industriel du pays. Et en répondant présent, le FPI confirme sa vocation de levier public au service de l’initiative privée.
150 entrepreneurs, une même ambition
La matinée d’échanges a permis de plonger au cœur des dispositifs opérationnels du FPI, mécanismes de financement adaptés aux réalités du terrain, conditions d’éligibilité clarifiées, Taxe de Promotion de l’Industrie réhabilitée dans sa véritable vocation. Surtout, les perspectives d’un partenariat renforcé entre la FEC et le FPI ont été largement débattues, avec la volonté affirmée d’aller au-delà du conjoncturel pour construire une relation pérenne et structurante.
Un partenariat stratégique au service de la nation
Ce qui s’est joué ce jour-là dépasse le cadre d’une simple réunion d’information. C’est un signal fort : l’État et le secteur privé marchent désormais dans la même direction, celle de la valeur ajoutée, de la substitution aux importations, de la compétitivité retrouvée. Le FPI, par ses instruments, et la FEC, par son réseau et son influence, unissent leurs forces pour que les projets industriels ne restent pas lettre morte. Où l’entrepreneur ne se sent plus seul, mais accompagné, soutenu, valorisé.
L’industrialisation comme destin partagé
La RDC a soif d’usines, de transformation locale, de savoir-faire exportable. Ce matin-là, les 150 participants ont compris que cette soif peut être étanchée, à condition de conjuguer les volontés, d’aligner les ressources et de transformer les obstacles en opportunités. Car comme l’a si justement rappelé Robert Malumba, le rôle des institutions est d’être des facilitateurs. Et en cela, cette rencontre restera comme un tournant : celui où les ponts ont été jetés, où les passerelles sont devenues des autoroutes, et où l’industrie congolaise a trouvé ses alliés les plus résolus.
La FEC et le FPI, main dans la main, écrivent une nouvelle page de l’histoire économique de la RDC. Une page où l’ambition se conjugue avec les moyens, et où la prospérité devient l’affaire de tous.
✍️ KIDIMBU POP



