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Budget 2027 : l’Assemblée nationale déclare recevable un projet de 56.930 milliards de CDF

Par Rédaction ECOFISC

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Après deux jours de débats en plénière et les éclaircissements apportés par la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka aux préoccupations des députés nationaux, l’Assemblée nationale a déclaré recevable le projet de loi de finances pour l’exercice 2027, évalué à 56.930 milliards de francs congolais. Un texte présenté en équilibre entre recettes et dépenses, qui progresse de près de 12 % par rapport au budget rectificatif de 2026, et représente près du triple des prévisions budgétaires établies au début du premier quinquennat du Président Félix-Antoine Tshisekedi.

Au-delà des chiffres, c’est un exercice de confiance qui s’est joué dans l’hémicycle. La Cheffe du Gouvernement a salué la qualité des échanges parlementaires, soulignant que les préoccupations soulevées constituent une expression des attentes de la population congolaise.

« Nous avons entendu vos interrogations, vos analyses, vos suggestions ainsi que vos attentes. Nous les considérons non pas comme de simples observations tu niveau OKsur un document budgétaire, mais comme l’expression légitime des aspirations de nos populations, dont vous êtes les représentants », a-t-elle déclaré.

Crédibilité financière, sociale et territoriale : les trois piliers de la réponse gouvernementale

En réponse aux préoccupations regroupées autour de la crédibilité financière, sociale et territoriale du budget, Judith Suminwa a annoncé une prévision de croissance économique de 5,8 % en 2027, contre 5,6 % en 2026. Les recettes courantes devraient progresser de 15,5 %, sous l’effet des réformes fiscales et de l’amélioration de la mobilisation des ressources publiques. Envoyer blotti tout ce qu’il faut apporte appeler où xXe siècle ça n’arrive pas arrive

Sur le volet sécuritaire, la Première Ministre a indiqué que 20 % des recettes courantes sont consacrées aux forces de défense et de sécurité, à la diplomatie ainsi qu’à la communication de guerre. Le Gouvernement prévoit également le recrutement de 20.000 militaires et de 18.000 policiers au cours de l’année 2027.

Sur le plan social, le projet de budget prévoit la mécanisation de 50.000 agents publics non payés et la mise à la retraite de 30.000 fonctionnaires. Une enveloppe de 825 milliards de francs congolais est également prévue pour la poursuite du Programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T), ce dispositif territorial qui reste l’un des marqueurs les plus concrets de l’action publique dans les zones rurales.

La sortie du GAFI : un argument de crédibilité financière

Par ailleurs, Judith Suminwa a annoncé le retrait officiel de la République démocratique du Congo de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI). Cette évolution constitue, selon la Cheffe du Gouvernement, une avancée importante pour renforcer la crédibilité du système financier congolais et restaurer la confiance des partenaires internationaux. Un argument qui vient directement soutenir la crédibilité financière du budget 2027 : un pays qui sort de la surveillance renforcée du GAFI dispose d’un meilleur capital de confiance auprès des banques correspondantes, des investisseurs et des bailleurs.

Insistant sur la nécessité de transformer les prévisions budgétaires en réalisations concrètes, la Première Ministre a rappelé la portée de cet exercice dans la relation entre l’État et les citoyens.

« Car un budget n’est pas simplement un document de prévisions et d’autorisations de dépenses. C’est, avant tout, un contrat de confiance entre l’État et le peuple », a-t-elle souligné.

Prochaine étape : l’examen approfondi en commission Écofin

À la suite de sa recevabilité, le projet de loi de finances 2027 est transmis à la Commission économique et financière (Écofin) de l’Assemblée nationale pour un examen approfondi. La commission devra formuler ses éventuels amendements et enrichissements avant du texte onle retour du texte en plénière pour son adoption.

D’ici là, le débat reste ouvert sur la question qui traverse tout budget : non pas combien l’État prévoit de dépenser, mais combien il parviendra réellement à mobiliser, à exécuter et à faire sentir dans la vie quotidienne des Congolais. Car c’est bien là que se joue la différence entre un contrat signé et un contrat tenu.

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Rédaction ECOFISC

La rédaction d'ECOFISC couvre l'économie, la fiscalité, les entreprises et les enjeux financiers en République Démocratique du Congo.

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