Transport urbain : les ménages sous pression face aux nouveaux tarifs
Prendre les transports en commun est devenu un véritable parcours du combattant pour les habitants des grandes villes de la République Démocratique du Congo, et plus particulièrement à Kinshasa. Depuis plusieurs semaines, une zone de fortes turbulences secoue le secteur, marquée par une hausse généralisée, incontrôlée et anarchique des prix des courses. Entre l’incapacité de régulation des autorités et le diktat des transporteurs, le budget des ménages, déjà asphyxié par la conjoncture économique, est en train d’exploser.
Le règne de l’anarchie et du « demi-terrain »
Sur le terrain, les grilles tarifaires officielles publiées par l’Hôtel de Ville ne sont plus que de lointains souvenirs. À l’arrêt Kintambo-Magasin, à l’UPN, ou au Rond-Point Ngaba, le constat est identique : les tarifs fluctuent d’heure en heure, parfois en l’espace de quelques minutes. Dès que la pluie menace, que les embouteillages se densifient ou que la nuit tombe, les prix passent du simple au double, voire au triple.
Pour maximiser leurs gains, les chauffeurs et leurs receveurs appliquent de force le système du « demi-terrain » (le fractionnement des itinéraires en plusieurs tronçons payants). Pour un trajet qui coûtait initialement 1 000 ou 1 500 Francs congolais, un usager se voit contraint de débourser aujourd



