À Kananga, chef-lieu du Kasaï-Central, la nuit tombe et la ville plonge dans l’obscurité. Moins de 2 % de la population a accès à l’électricité, un chiffre sidérant qui condamne des milliers de foyers, d’écoles et de commerces à vivre sans éclairage ni énergie pour les activités productives.
Dans ce contexte, l’annonce du projet hydroélectrique de Mbombo par le Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) et l’Agence Nationale pour la Sécurité Routière (ANSER) suscite un immense espoir. Ce barrage, une fois opérationnel, promet d’alimenter Kananga et sa périphérie, offrant enfin une bouffée d’oxygène à une région économiquement asphyxiée par l’absence d’énergie fiable.
Études presque terminées, mais le chantier n’a pas encore commencé
Malgré l’enthousiasme suscité, la réalité reste amère : les études sont presque terminées, mais le chantier n’a pas encore commencé. Entre annonce et réalisation, un fossé semble se creuser que les autorités peinent à combler.
Par ailleurs, les populations de Kananga, habituées aux promesses non tenues, retiennent leur souffle tout en gardant une méfiance légitime. Le projet de Mbombo est présenté comme une solution durable pour sortir la ville de l’obscurité, mais le silence des engins de chantier contraste douloureusement avec le discours officiel. Les habitants attendent toujours le courant, et avec lui, l’espoir d’un développement enfin tangible.



