Ce samedi 11 juillet, le site minier de Kisankala, dans la périphérie de Goma, a été secoué par de violents affrontements entre des éléments des forces de l’ordre et des exploitants artisanaux.
Selon des sources locales, les hommes en uniforme auraient fait irruption sur le site pour expulser les creuseurs au profit de l’une des deux sociétés qui se disputent le terrain : LUPEMBA MINING et RMC.
Un conflit d’intérêts meurtrier
Les deux entreprises revendiqueraient chacune des droits d’exploitation sur cette zone riche en minerais, plongeant les artisans dans une situation inextricable. Ces derniers, qui travaillent le sol pour subvenir à leurs besoins, se sont retrouvés pris au piège d’une guerre d’influence qui les dépasse.
Témoins sur place, des creuseurs évoquent une intervention musclée, militaires déployés en nombre, menaces, intimidation. Face à la résistance de certains, les heurts ont dégénéré, semant la panique. Le bilan humain reste à ce jour incertain, mais la colère, elle, est bien réelle.
Une actualité qui résonne
Ces événements surviennent à peine quelques jours après l’annonce, par le Président Félix Tshisekedi, d’une directive ordonnant le retrait immédiat des militaires et policiers des sites miniers en dehors de leurs missions légales. À Kisankala, cette décision semble encore loin d’être appliquée.
Pour les creuseurs artisanaux, c’est une nouvelle désillusion, celle d’un État qui peine à faire respecter ses propres règles, et d’un secteur minier où la loi du plus fort l’emporte trop souvent sur la justice.
✍🏻 Eloge wayii / Goma



