Lors de la Journée d’échanges entre les parlementaires et le Fonds monétaire international (FMI), le ministre des Finances de la République démocratique du Congo, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a fermement défendu la vision d’une fiscalité repensée comme moteur de développement.
Loin d’être un simple outil de prélèvement, la fiscalité est présentée comme un instrument d’attractivité et de compétitivité, capable de transformer le paysage économique national. Pour le ministre, l’enjeu est clair, mettre en place un système qui encourage l’investissement privé, soutient la création d’emplois et stimule une croissance durable.
Cette orientation stratégique s’inscrit dans une volonté de rupture avec les pratiques passées, en offrant aux entreprises locales un cadre plus incitatif et en renforçant la confiance des partenaires internationaux.
Pour concrétiser cette ambition, la réforme fiscale s’appuie sur des outils modernes et une digitalisation approfondie des régies financières. L’interconnexion entre la Direction générale des douanes et accises (DGDA) et la Direction générale des impôts (DGI), la création d’entrepôts de données et l’installation de centres de données à Kinshasa et Lubumbashi visent à améliorer la mobilisation des recettes tout en luttant contre la fraude.
Parallèlement, le ministre a rassuré les parlementaires sur la soutenabilité de l’effort d’investissement public, bien que la ligne d’investissement en capital public ait été réduite de 10 % à 9 % dans la loi des finances, cet effort est compensé par des transferts conséquents aux provinces, garantissant ainsi le maintien des projets structurants sur l’ensemble du territoire. Une preuve, selon lui, que la rigueur budgétaire et la vision de développement peuvent aller de pair.



