C’est un tournant historique dans la gestion des finances publiques de la République Démocratique du Congo. Ce vendredi, devant la représentation nationale, le Ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a dévoilé les grandes lignes du projet de loi modifiant le régime fiscal et douanier des conventions de collaboration.
Au cœur de cette réforme, la création du Guichet Unique des Recettes des Conventions de Collaboration (GURCC). Une innovation qui promet de mettre un terme aux circuits parallèles et de redonner ses lettres de noblesse à la transparence dans la mobilisation des recettes publiques.
En outre, le constat était amer, les grandes entreprises du secteur minier et industriel, pourtant moteurs de l’économie nationale, étaient trop souvent prises dans un maillage complexe d’interlocuteurs, de vérifications croisées et de tracasseries administratives qui freinaient leur développement et nuisaient à l’attractivité du pays.
Avec le GURCC, cette époque est appelée à relever du passé. Conformément à la vision du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et au Programme d’actions du Gouvernement 2024-2028, le Ministre a acté la fin de la dispersion des contrôles et des interventions intempestives.
Désormais, le GURCC devient l’interlocuteur central et exclusif pour tout ce qui touche à l’orientation, au contrôle, à la collecte et à la répartition des recettes issues des conventions de collaboration et des protocoles d’accord. Cette centralisation met fin à la multiplicité des services de contrôle qui s’abattaient sur les opérateurs économiques, offrant ainsi une visibilité claire et une sécurité juridique jusqu’alors inédite. En offrant un partenaire unique aux entreprises, le gouvernement envoie un signal fort aux investisseurs internationaux et dote la RDC d’un outil de compétitivité indispensable à son essor économique.
Au-delà de la simplification administrative, cette réforme incarne une philosophie de gouvernance fondée sur l’efficacité et la redevabilité. La traçabilité intégrale des opérations devient une réalité, garantissant que chaque franc congolais collecté soit rigoureusement fléché et réparti de manière transparente.
Par ailleurs, Le GURCC contribuera ainsi à une meilleure sécurisation des recettes publiques, en luttant efficacement contre la fuite des capitaux et les circuits parallèles qui privaient l’État de ressources vitales pour le développement national. Par ailleurs, la réforme ne se contente pas de faciliter la vie des entreprises vertueuses, puisqu’elle prévoit également un arsenal de sanctions contre les sociétés non conformes, afin de rétablir l’équité fiscale et de dissuader toute tentative de fraude.
Cette réforme est avant tout politique et s’inscrit dans la volonté affichée du Président Tshisekedi de reconquérir la souveraineté économique du pays. En modernisant la mobilisation des recettes, le Gouvernement ne cherche pas simplement à remplir les caisses de l’État, mais à donner aux Congolais les moyens concrets de leur développement et de leur autonomie financière.
En simplifiant la relation fiscale et en durcissant le ton contre les dérives, le Ministre Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi pose la première pierre d’une administration plus moderne, où la confiance remplace la suspicion, et où la performance économique se conjugue enfin avec la justice sociale.
✍🏻 KIDIMBU pop



