Corridor de Lobito : transformer les minerais pour créer des emplois

Le corridor de Lobito ne doit pas être une simple voie d’exportation des minerais de la RDC et de la Zambie. Il doit favoriser leur transformation locale, l’implantation d’unités industrielles et la création de chaînes de valeur régionales. Pour la RDC, la Zambie et l’Angola, cette démarche permettrait d’accroître les revenus publics, de créer des emplois qualifiés et de renforcer les petites et moyennes entreprises dans les secteurs minier, énergétique, agricole et logistique. La mobilisation du secteur privé sera essentielle pour financer les infrastructures, les zones industrielles et les unités de transformation. Les États devront, de leur côté, garantir un environnement des affaires stable, transparent et attractif. Le corridor ne pourra véritablement réussir que s’il améliore les conditions de vie des populations, facilite les échanges et stimule l’industrialisation des territoires traversés. L’objectif est désormais de passer des engagements à des réalisations concrètes, afin de faire du corridor de Lobito un véritable moteur de prospérité régionale.
RDC–UE : la coopération commerciale et industrielle au cœur de l’EuropAfrica Investment Forum 2026

La République démocratique du Congo a plaidé pour un renforcement du commerce intra-africain, la transformation locale des ressources naturelles et l’accélération de l’industrialisation du continent, lors de l’EuropAfrica Investment Forum 2026 organisé à Bruxelles, en Belgique. Réuni du 30 septembre au 2 octobre 2026 sous le haut patronage du Parlement européen, ce forum a porté sur les perspectives de la Zone de libre-échange entre l’Europe et l’Afrique, les relations commerciales entre l’Union européenne et le continent africain, ainsi que l’intégration régionale. Transformer les ressources en valeur ajoutée Les échanges ont mis l’accent sur la nécessité pour les économies africaines de ne plus se limiter à l’exportation de matières premières. Les participants ont insisté sur l’importance de développer localement des chaînes de valeur régionales, capables de transformer les ressources naturelles avant leur exportation. Cette orientation concerne notamment les minerais stratégiques, l’agriculture, l’énergie et les infrastructures. L’objectif est de créer davantage d’emplois, d’industries et de recettes au sein des pays africains, tout en renforçant leur position dans les échanges internationaux. Le financement de grands programmes énergétiques et d’infrastructures a également été présenté comme une condition indispensable à cette ambition. Le projet Grand Inga, en RDC, a été cité parmi les initiatives susceptibles de soutenir l’industrialisation, l’intégration régionale et l’accès à une énergie compétitive pour les activités productives.La ZLECAf comme levier régionalLe forum a aussi abordé l’évolution de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), considérée comme un instrument majeur pour stimuler les échanges entre pays africains. Cependant, la mise en œuvre de cet espace commercial progresse notamment à travers l’intégration graduelle des concessions tarifaires dans les lois de finances des États membres. Cette dynamique doit faciliter la circulation des marchandises, réduire les barrières commerciales et encourager les entreprises africaines à accéder à de nouveaux marchés sur le continent.Les discussions ont souligné que le potentiel de la ZLECAf dépendra toutefois de la capacité des États à améliorer les infrastructures routières, ferroviaires, portuaires, énergétiques et numériques. Sans logistique fiable ni coûts de transport maîtrisés, l’ouverture commerciale risque de profiter davantage aux importations qu’aux productions régionales. Le rôle du PAPSS Les participants ont également évoqué l’adhésion croissante des banques centrales africaines au Système panafricain de paiement et de règlement, connu sous l’acronyme PAPSS.Cette infrastructure financière vise à permettre des paiements transfrontaliers rapides en monnaies locales à travers l’Afrique. Elle pourrait réduire la dépendance aux devises étrangères dans les transactions intra-africaines, diminuer les coûts de conversion et faciliter les opérations des entreprises opérant dans plusieurs pays du continent.Pour les petites et moyennes entreprises, souvent confrontées aux contraintes bancaires et aux délais de paiement à l’international, le PAPSS est présenté comme un outil pouvant favoriser une participation plus active au commerce régional. La RDC, carrefour stratégique La RDC entend mettre à profit sa position géographique au cœur de l’Afrique, ses ressources naturelles et son potentiel énergétique pour contribuer à la croissance du commerce intra-africain et au renforcement des échanges entre l’Afrique et l’Europe.Cette ambition repose sur l’attraction d’investissements directs, le développement de projets industriels et la modernisation des infrastructures. Elle suppose également un environnement des affaires plus compétitif, une meilleure sécurisation des investissements et une coordination accrue avec les pays voisins. Vers un partenariat gagnant-gagnant À l’issue du forum, plusieurs recommandations ont été formulées en vue de l’élaboration d’une feuille de route destinée à renforcer le partenariat stratégique entre l’Union européenne et l’Afrique.L’objectif affiché est de bâtir une prospérité partagée, fondée sur l’investissement, l’industrialisation, l’emploi des jeunes, le commerce équitable et le développement des infrastructures. Les organisateurs estiment qu’une coopération économique mieux structurée entre les deux continents peut également contribuer à réduire les causes profondes de la migration irrégulière, notamment le chômage, la pauvreté et le manque de perspectives économiques. ✍️ KIDIMBU POP
RDC–Royaume-Uni–Ukraine : trois chantiers commerciaux sur la table de Kinshasa

La République démocratique du Congo accélère la matérialisation de ses engagements commerciaux internationaux. En marge d’une série de rencontres diplomatiques tenues ce mardi à Kinshasa, le ministre du Commerce Extérieur, Julien Paluku Kahongya, a successivement échangé avec la nouvelle ambassadrice britannique accréditée en RDC, Zoë Ware, puis avec l’ambassadeur d’Ukraine, Vasyl Hamianin, en vue de concrétiser deux chantiers majeurs : l’opérationnalisation du partenariat commercial avec le Royaume-Uni et la signature prochaine d’un accord commercial bilatéral avec l’Ukraine. Royaume-Uni–RDC : un mémorandum d’entente dans une semaine Le partenariat commercial entre le Royaume-Uni et la RDC, lancé depuis novembre 2025, franchit une nouvelle étape décisive. Ce régime préférentiel permet déjà à 99,8 % des produits « made in DRC » d’être exemptés de frais de douane sur le marché britannique, un avantage considérable pour les exportateurs congolais. Pour transformer cette opportunité en retombées économiques tangibles, les deux États se sont engagés à signer un mémorandum d’entente portant sur trois volets stratégiques : · La formation des producteurs et exportateurs congolais aux normes sanitaires et phytosanitaires, assurée par le British Standards Institute (BSI) ;· L’appui aux producteurs locaux, afin de renforcer leur compétitivité et leur capacité d’exportation ;· La digitalisation des postes frontaliers à arrêt unique, pour fluidifier les échanges et réduire les délais de passage. Un délai d’une semaine a été accordé à l’équipe mixte d’experts pour finaliser ce mémorandum, qui devrait contribuer à booster le volume des échanges commerciaux entre les deux pays ainsi que les investissements croisés. L’accréditation de la Chambre de Commerce britannique Autre avancée annoncée par la diplomate britannique : l’accréditation de la Chambre de Commerce du Royaume-Uni en RDC. Cette structure servira de pont institutionnel entre les opérateurs économiques des deux nations et facilitera l’accompagnement des entreprises congolaises souhaitant accéder au marché britannique. Cap sur le Forum Économique RDC–UK à Londres Zoë Ware a par ailleurs rassuré le gouvernement congolais de l’implication pleine et entière de l’Ambassade du Royaume-Uni pour la réussite du Forum Économique RDC–UK, prévu du 2 au 4 novembre prochain à Londres. Ce grand rendez-vous d’affaires réunira le patronat congolais et britannique, avec pour objectif de sceller de nouveaux partenariats et d’attirer des investissements dans des secteurs clés de l’économie congolaise. RDC–Ukraine : vers un accord commercial Juste après sa rencontre avec la diplomate britannique, le ministre Julien Paluku Kahongya s’est entretenu avec l’ambassadeur d’Ukraine accrédité en RDC, Vasyl Hamianin. Au menu des discussions : le renforcement de la coopération économique et commerciale entre Kinshasa et Kiev. Les deux parties ont convenu de la signature dans un bref délai d’un accord commercial bilatéral, ainsi que de l’organisation de missions commerciales croisées : · une mission commerciale de la RDC à Kiev ;· une mission commerciale de l’Ukraine à Kinshasa. Ces échanges devant intervenir avant la tenue du Forum Économique, afin de maximiser les synergies entre les deux initiatives diplomatiques. Une commission mixte d’experts mise en place Pour matérialiser ces engagements, une commission mixte d’experts a été instituée. Elle aura pour mission de préparer les textes, d’identifier les secteurs prioritaires et de coordonner le calendrier des missions et signatures. Une diplomatie économique en pleine accélération À travers ces deux rendez-vous, la RDC confirme sa volonté de diversifier ses partenaires commerciaux et de positionner son économie sur l’échiquier international. Le ministre du Commerce Extérieur, Julien Paluku Kahongya, entend ainsi traduire les opportunités offertes par les régimes préférentiels en emplois, investissements et croissance pour les opérateurs économiques congolais. Les prochaines semaines s’annoncent déterminantes : finalisation du mémorandum avec Londres, préparation du Forum Économique RDC–UK, et négociation de l’accord commercial avec Kiev. Autant de chantiers qui pourraient redessiner les flux commerciaux de la RDC dans les mois à venir.
Coopération RDC–Tanzanie : un accord commercial bilatéral dans les 90 jours

Dar es Salaam a abrité, les 18 et 19 septembre 2026, des travaux entre la République démocratique du Congo et la République-Unie de Tanzanie. Au terme de ces échanges, les deux parties ont signé un communiqué conjoint fixant un délai de 90 jours pour la signature d’un accord commercial bilatéral. Une volonté commune de renforcer les échanges Le communiqué conjoint a été signé ce samedi 19 septembre 2026 à Dar es Salaam par le ministre congolais du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, et la ministre tanzanienne de l’Industrie et du Commerce, Judith Salvio Kapinga. Les deux pays affichent désormais leur engagement à renforcer leur coopération économique et commerciale. Le Port de Dar es Salaam au cœur des discussions Durant ces deux jours de travaux, les deux délégations ont examiné la nécessité de consolider la coopération entre les services publics congolais basés en Tanzanie et la douane tanzanienne. Sont notamment concernés la Direction générale des douanes et accises (DGDA), l’Office de gestion du fret multimodal (OGEFREM) et le Centre d’expertise, d’évaluation et de certification (CEEC). Les échanges ont également porté sur la valorisation mutuelle du Port de Dar es Salaam, par lequel transitent les exportations minières congolaises. Les deux parties ont convenu de mettre en place des mesures visant à réduire les coûts et les délais des procédures d’importation et d’exportation des marchandises, ainsi qu’à lever les autres obstacles qui entravent la fluidité du trafic. Une instruction des deux chefs d’État Au nom du gouvernement congolais, Julien Paluku Kahongya a salué cette coopération stratégique, qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre effective des instructions données aux deux gouvernements par le Président Félix Tshisekedi et son homologue tanzanienne Samia Suluhu Hassan, à l’issue de leur rencontre du 18 août dernier à Zanzibar. Une commission mixte d’experts mise en place Pour concrétiser cet engagement, une commission mixte d’experts a été mise en place afin d’élaborer l’accord commercial bilatéral. Celui-ci devrait permettre de booster les échanges commerciaux et les investissements entre la RDC et la Tanzanie, dans un contexte où les deux pays partagent une frontière commune et des intérêts économiques croissants dans la sous-région. ✍️ KIDIMBU Pop
Commerce extérieur : la RDC ouvre grand les portes de la Chine pour ses piments et son cacao

Une page se tourne pour l’agriculture congolaise. Ce lundi, au cœur du ministère du Commerce Extérieur, une réunion technique a scellé un peu plus l’avenir des producteurs de piments et de cacao de la République Démocratique du Congo. En ligne de mire, l’exportation massive vers la Chine, un marché qui s’ouvre enfin aux trésors du terroir congolais. Au centre de cette rencontre, un homme, Paul Okitana Omambo, Directeur Général du Jardin Agro-industriel du Congo. Il est venu avec une ambition claire et un carnet de commandes bien rempli. Mais il sait que pour transformer cette opportunité en réalité durable, il lui faut l’accompagnement de l’État. Et c’est précisément ce qu’il est venu solliciter. 180 000 tonnes de piments secs, 50 000 tonnes de cacao : un pont entre deux terres Ces chiffres ne sont pas tombés du ciel. Ils sont le fruit d’un accord bilatéral historique signé le 6 septembre 2024 à Pékin entre Julien Paluku Kahongya, Ministre congolais du Commerce Extérieur, et son homologue chinois, Wang Wentao. Ce texte a ouvert la voie à un partenariat stratégique entre la Chambre de Commerce Internationale des Communautés Chrétiennes, représentée par Paul Okitana Omambo, et la société chinoise Hunan Pengfei International Trade Co.Ltd, basée à Changsha, représentée par Shixian Luo. Concrètement, la RDC s’engage à fournir chaque année 180 000 tonnes de piments secs et 50 000 tonnes de cacao à la Chine. Un volume qui promet de transformer les campagnes congolaises, de la province du Kongo Central au Maniema, en passant par le Grand Katanga. Plus de 500 millions de dollars par an : la promesse d’une manne Au-delà des tonnes, il y a les retombées. 500 millions de dollars par an, rien que pour la filière piment. Un pactole qui, s’il est bien géré, pourrait changer la vie de milliers de familles d’agriculteurs et renforcer considérablement les réserves de change du pays. C’est en tout cas la vision portée par le Ministre Julien Paluku Kahongya, qui voit dans cet accord bien plus qu’une simple transaction commerciale. Pour lui, il s’agit d’une diplomatie économique en action, une conquête patiente de marchés où les produits made in DRC bénéficient désormais d’une exemption des droits de douane en Chine. « Il faut structurer, organiser, fédérer » Face à Paul Okitana Omambo, le Ministre a été à la fois encourageant et exigeant. Il a salué l’initiative privée, mais a rappelé que l’État ne peut pas tout porter seul. Avant de récolter les fruits de cet accord, il faut préparer le terrain. Julien Paluku a ainsi tracé une feuille de route précise : · Structurer les filières piment et cacao de bout en bout ;· Créer une fédération des producteurs et exportateurs, pour parler d’une seule voix ;· Cartographier et identifier les bassins de production sur l’ensemble du territoire national ;· Mobiliser l’expertise des Ministres de l’Agriculture, du Développement Rural et du Commerce Extérieur pour garantir l’accès aux semences améliorées et organiser les producteurs en coopératives ;· Former les acteurs au respect des normes internationales, et notamment chinoises, avec le concours de l’Office Congolais de Contrôle (OCC) et de l’Agence Nationale pour la Promotion des Exportations (ANAPEX). « Nous ne devons pas rater ce rendez-vous avec l’histoire », a martelé le Ministre, appelant à une mobilisation collective. Une main tendue aux producteurs Pour que cette dynamique ne reste pas lettre morte, le Ministre du Commerce Extérieur a lancé un appel à tous les producteurs et opérateurs économiques intéressés : rapprochez-vous du Cabinet ministériel et de l’ANAPEX. C’est là que se jouera la concrétisation de cet accord, dans l’accompagnement au quotidien, le conseil et la mise en relation avec les acheteurs chinois. Paul Okitana Omambo, visiblement ému, n’a pas tari d’éloges sur l’engagement du Gouvernement. Au nom des producteurs et des opérateurs économiques, il a salué une dynamique nouvelle, celle d’un État qui écoute, soutient et ouvre des portes. Le piment, bien plus qu’un condiment On connaît le piment pour sa force en bouche. Mais son utilité va bien au-delà de l’assiette. Il entre dans la fabrication de matériels de défense (comme le gaz lacrymogène), dans la protection des câbles, dans l’agro-alimentaire, la pharmacie (crèmes antalgiques) et même la cosmétique (rouges à lèvres). Une polyvalence qui en fait une matière première stratégique pour l’industrie chinoise. Une raison de plus pour la RDC de valoriser cette filière et de s’imposer comme un fournisseur fiable et compétitif sur le marché mondial. Une conquête qui commence aujourd’hui Ce lundi 27 juillet 2026 restera sans doute une date clé dans l’histoire économique de la RDC. Car ce n’est pas seulement un contrat qui a été discuté, c’est un modèle de développement qui se dessine : celui d’un pays qui mise sur ses richesses agricoles, qui structure ses filières, qui forme ses producteurs et qui négocie, à armes égales, avec les géants du commerce mondial.
Cacao et APEG : deux lois qui changent la donne pour l’économie congolaise ?

Concrètement, l’adhésion à l’Accord international sur le cacao sort la filière agricole congolaise de l’isolement…
PNUD-RDC : 55 acteurs valident le diagnostic du programme ECoWYERT pour un commerce régional inclusif

Plus de 55 acteurs publics, privés, financiers et de la société civile se sont réunis autour d’un même objectif, faire du commerce régional un levier d’émancipation pour les femmes et les jeunes congolais. À l’initiative du PNUD-RDC, cette concertation a permis de valider le diagnostic pays du programme ECoWYERT (Enhancing Capacities of Women and Youth-Led Enterprises for Regional Trade), dans le cadre de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf). Un diagnostic partagé, des ambitions renforcées Les échanges ont mis en lumière les opportunités et les défis qui jalonnent le chemin des entrepreneurs féminins et jeunes vers une participation active au commerce intra-africain. Accès au financement, pénétration des marchés régionaux, maîtrise des outils numériques… autant de leviers essentiels que le programme entend actionner pour transformer les obstacles en tremplins. Les recommandations issues de cette rencontre constitueront désormais la feuille de route stratégique pour le déploiement d’ECoWYERT en RDC. Une coalition de partenaires au service de l’Afrique Porté par le PNUD en partenariat avec le Centre du Commerce International (CCI), la COMESA Federation of Women in Business (COMWFB) et la Trade and Development Bank (TDB), avec le soutien de la Fondation Mastercard, ce programme régional est déjà opérationnel dans six pays : Afrique du Sud, Botswana, Malawi, Zambie, Zimbabwe et la République Démocratique du Congo. En rejoignant cette dynamique, la RDC affirme sa volonté de bâtir un commerce régional plus inclusif, plus résilient et résolument tourné vers l’avenir. Parce que l’Afrique de demain se construit aussi par la force de ses femmes et de sa jeunesse. ✍🏻 KIDIMBU pop
Élection au COMESA Business Council : Eliane Munkeni accède à la vice-présidence régionale

Élection historique au COMESA Business Council : Madame Eliane Munkeni Kiekie accède à la vice-présidence régionale