RDC : après une baisse, l’or repart légèrement à la hausse à 135,22 USD le gramme

Le gramme d’or se négocie désormais à 135,22 dollars américains, contre 135,16 USD précédemment, indique la mercuriale du ministère du Commerce extérieur. Le cours du précieux métal progresse ainsi de 0,06 dollar, une évolution modeste mais suivie de près par les acteurs de la filière aurifère. Une reprise modérée La variation représente environ 0,04% à la hausse. Elle intervient après une baisse de l’or de 135,23 à 135,16 USD le gramme au cours de la période du 19 au 24 octobre 2026. Si le mouvement demeure limité, il peut néanmoins influencer la valorisation des exportations aurifères congolaises, ainsi que les revenus des négociants, des coopératives minières et des opérateurs actifs dans la filière. Un indicateur suivi de près La mercuriale publiée par la Commission nationale des mercuriales fixe les prix de référence des principaux produits miniers et agricoles exportés par la RDC. Elle sert de repère aux opérateurs économiques pour suivre l’évolution des cours des matières premières sur les marchés internationaux. Pour l’or, produit à forte valeur unitaire, même une faible fluctuation du prix au gramme peut avoir un effet notable sur les recettes d’exportation, notamment lorsque les volumes commercialisés sont importants. Un contexte de volatilité Le cours de l’or a connu des évolutions sensibles au cours du mois d’octobre. Il était ainsi passé de 141,46 à 138,48 USD le gramme durant la semaine du 5 au 10 octobre, avant de poursuivre son recul la semaine suivante. La légère remontée à 135,22 USD le gramme suggère donc une stabilisation relative des cours, sans encore traduire une tendance haussière durable. Les prochains relevés de la mercuriale permettront de confirmer ou non ce redressement.
RDC : la production industrielle d’or grimpe de 12,12 % au premier semestre 2026

La production industrielle de l’or a atteint 13 581,11 kilogrammes (Kg) au premier semestre 2026, selon les chiffres dévoilés par la Cellule technique de coordination et de planification minière (CTCPM). Cette performance représente une hausse de 12,12 % par rapport à la même période en 2025, où la production s’établissait à 12 112,50 Kg. Le secteur minier congolais continue de démontrer sa vitalité. Selon les données rendues publiques par la Cellule technique de coordination et de planification minière (CTCPM), la production industrielle d’or a atteint 13 581,11 kilogrammes au premier semestre 2026. Une progression de 12,12 % Cette performance marque une hausse significative de 12,12 % par rapport au premier semestre 2025, où la production était de 12 112,50 Kg. Une progression qui témoigne de la dynamique soutenue du secteur aurifère congolais. Avec ce résultat, la RDC confirme son positionnement parmi les producteurs africains d’or, portée par l’activité des grandes entreprises minières industrielles opérant sur son territoire. Un secteur stratégique pour l’économie L’or figure parmi les ressources les plus stratégiques de la République démocratique du Congo, aux côtés du cuivre et du cobalt. Cette hausse de production représente un signal positif pour l’économie nationale, dans un contexte où le pays cherche à maximiser les retombées de son secteur minier. Les chiffres de la CTCPM, organe rattaché au ministère des Mines, font référence pour le suivi de la production minière nationale. Ils reflètent l’activité des exploitants industriels, distincte de celle de l’exploitation artisanale, dont la traçabilité reste un défi majeur. Si cette tendance se maintient au second semestre, l’année 2026 pourrait se solder par une production globale nettement supérieure à celle de 2025. Une perspective qui renforcerait la place de la RDC sur le marché mondial de l’or, à condition que les défis liés à la fiscalité, à la sécurité et à la formalisation du secteur continuent d’être adressés.
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L’or artisanal en RDC : Le casse-tête de la traçabilité à l’ère de la conformité globale

Pendant des décennies, l’or artisanal en République Démocratique du Congo a alimenté une économie de l’ombre. Extraction informelle, réseaux de contrebande transfrontaliers et circuits financiers opaques ont privé l’État congolais de centaines de millions de dollars de recettes fiscales. Aujourd’hui, face au durcissement des réglementations internationales sur les « minerais de conflit » et aux exigences croissantes d’achats responsables, la traçabilité de l’or de mine (issu de l’exploitation artisanale) est devenue le principal défi économique du secteur. Le nœud du problème réside dans la complexité de la chaîne d’approvisionnement. Du creuseur artisanal situé au fin fond de l’Ituri ou du Sud-Kivu jusqu’aux raffineries internationales basées à Dubaï, en Suisse ou en Inde, le métal précieux change de mains à de multiples reprises. À chaque intermédiaire, le risque de « blanchiment » d’or issu de zones de conflit ou de sites exploitant des mineurs mineurs augmente. Pour assainir la filière, des initiatives de certification (comme les guides de l’OCDE) tentent de s’imposer. La RDC a également vu naître des structures publiques et des partenariats comme Primera Gold, visant à canaliser l’or artisanal vers des circuits officiels en proposant des incitations financières et une bancarisation des acteurs locaux. L’objectif est double : sécuriser les revenus des creuseurs et capter la fiscalité minière au profit du Trésor public. Cependant, la numérisation complète de cette chaîne reste un défi colossal. L’intégration de technologies avancées comme la blockchain pour créer des passeports numériques du produit se heurte à la réalité du terrain : manque d’infrastructures de communication dans les zones minières reculées et résistance des réseaux informels bien ancrés. Sans une traçabilité totale et infalsifiable, l’or artisanal congolais risque l’exclusion des marchés internationaux légitimes, de plus en plus exigeants sur l’éthique de leurs approvisionnements.