La Régie de distribution d’eau (REGIDESO) affiche un redressement spectaculaire. Pour l’exercice 2025, elle annonce un chiffre d’affaires de 499,9 milliards de francs congolais et un résultat net de 56,3 milliards de francs congolais, après une perte de 71,9 milliards en 2023. Pourtant, malgré ce bilan financier positif, plusieurs quartiers de Kinshasa restent confrontés à des pénuries d’eau potable, voire à une absence totale de distribution.
De la perte au profit
Il y a deux ans, la REGIDESO enregistrait une perte de 71,9 milliards de francs congolais. En 2025, elle boucle l’exercice avec un bénéfice net de 56,3 milliards, porté par un chiffre d’affaires de 499,9 milliards.
Ce retour aux résultats positifs constitue le deuxième exercice consécutif de redressement pour la régie publique. Il témoigne des efforts engagés pour assainir la gestion de l’entreprise et restaurer progressivement sa santé financière.
L’État, débiteur majeur
Malgré cette amélioration, la trésorerie de la REGIDESO reste fragilisée par les impayés des administrations publiques. Sur les 1 091,9 milliards de francs congolais que l’État lui doit, seuls 24,4 milliards auraient été réglés.
Ce déséquilibre limite les capacités d’investissement de la régie et freine son développement. Il illustre le paradoxe d’une entreprise qui dégage un bénéfice tout en restant exposée à des créances publiques massives et anciennes.
Kinshasa : l’eau ne coule pas partout
Le paradoxe est frappant, alors que la REGIDESO annonce un bénéfice historique, plusieurs quartiers de Kinshasa continuent de vivre avec des robinets à sec. Dans certaines zones, l’eau n’arrive que par intermittence ; dans d’autres, elle ne jaillit tout simplement pas pendant plusieurs jours.
Pour les ménages concernés, cette situation impose des dépenses supplémentaires et des contraintes quotidiennes : achat d’eau auprès des forages , recours à des sources peu fiables. Un contraste d’autant plus difficile à accepter que la régie affiche des résultats financiers en nette amélioration.




