Kisankala : heurts entre militaires et creuseurs artisanaux à Goma

Samedi 11 juillet et ce dimanche matin,le site minier de Kisankala, dans la périphérie de Goma, a été secoué par de violents affrontements entre des éléments des forces de l’ordre et des exploitants artisanaux. Selon des sources locales, les hommes en uniforme auraient fait irruption sur le site pour expulser les creuseurs au profit de l’une des deux sociétés qui se disputent le terrain : LUPEMBA MINING et RMC. Un conflit d’intérêts meurtrier Les deux entreprises revendiqueraient chacune des droits d’exploitation sur cette zone riche en minerais, plongeant les artisans dans une situation inextricable. Ces derniers, qui travaillent le sol pour subvenir à leurs besoins, se sont retrouvés pris au piège d’une guerre d’influence qui les dépasse. Témoins sur place, des creuseurs évoquent une intervention musclée, militaires déployés en nombre, menaces, intimidation. Face à la résistance de certains, les heurts ont dégénéré, semant la panique. Le bilan humain reste à ce jour incertain, mais la colère, elle, est bien réelle. Une actualité qui résonne Ces événements surviennent à peine quelques jours après l’annonce, par le Président Félix Tshisekedi, d’une directive ordonnant le retrait immédiat des militaires et policiers des sites miniers en dehors de leurs missions légales. À Kisankala, cette décision semble encore loin d’être appliquée. Pour les creuseurs artisanaux, c’est une nouvelle désillusion, celle d’un État qui peine à faire respecter ses propres règles, et d’un secteur minier où la loi du plus fort l’emporte trop souvent sur la justice. ✍🏻 Eloge wayii / Goma

PNUD-RDC : 55 acteurs valident le diagnostic du programme ECoWYERT pour un commerce régional inclusif

Plus de 55 acteurs publics, privés, financiers et de la société civile se sont réunis autour d’un même objectif, faire du commerce régional un levier d’émancipation pour les femmes et les jeunes congolais. À l’initiative du PNUD-RDC, cette concertation a permis de valider le diagnostic pays du programme ECoWYERT (Enhancing Capacities of Women and Youth-Led Enterprises for Regional Trade), dans le cadre de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf). Un diagnostic partagé, des ambitions renforcées Les échanges ont mis en lumière les opportunités et les défis qui jalonnent le chemin des entrepreneurs féminins et jeunes vers une participation active au commerce intra-africain. Accès au financement, pénétration des marchés régionaux, maîtrise des outils numériques… autant de leviers essentiels que le programme entend actionner pour transformer les obstacles en tremplins. Les recommandations issues de cette rencontre constitueront désormais la feuille de route stratégique pour le déploiement d’ECoWYERT en RDC. Une coalition de partenaires au service de l’Afrique Porté par le PNUD en partenariat avec le Centre du Commerce International (CCI), la COMESA Federation of Women in Business (COMWFB) et la Trade and Development Bank (TDB), avec le soutien de la Fondation Mastercard, ce programme régional est déjà opérationnel dans six pays : Afrique du Sud, Botswana, Malawi, Zambie, Zimbabwe et la République Démocratique du Congo. En rejoignant cette dynamique, la RDC affirme sa volonté de bâtir un commerce régional plus inclusif, plus résilient et résolument tourné vers l’avenir. Parce que l’Afrique de demain se construit aussi par la force de ses femmes et de sa jeunesse. ✍🏻 KIDIMBU pop

Nouveaux billets : la Banque Centrale du Congo change de signature

La Banque Centrale du Congo met prochainement en circulation des billets portant la signature de son nouveau Gouverneur, André WAMESO NKUALOLOKI, nommé le 29 juin dernier. Cette émission, conforme à la Loi organique de la BCC, n’affecte en rien la validité des anciens billets, qui conservent leur cours légal. Les usagers sont invités à utiliser indistinctement les deux types de coupures. Aucune démarche d’échange n’est requise.