Nouveaux billets : la Banque Centrale du Congo change de signature

La Banque Centrale du Congo met prochainement en circulation des billets portant la signature de son nouveau Gouverneur, André WAMESO NKUALOLOKI, nommé le 29 juin dernier. Cette émission, conforme à la Loi organique de la BCC, n’affecte en rien la validité des anciens billets, qui conservent leur cours légal. Les usagers sont invités à utiliser indistinctement les deux types de coupures. Aucune démarche d’échange n’est requise.

La BCC et la BNA signent un accord de coopération à Luanda

Ce mercredi 8 juillet 2026, les gouverneurs de la Banque Centrale du Congo (BCC) et de la Banque Nationale d’Angola (BNA), André Wameso Nkualoloki et Manuel António Tiago Dias, ont paraphé un mémorandum d’entente à Luanda. Cet accord vise à renforcer la coopération institutionnelle entre les deux établissements financiers afin de promouvoir l’intégration économique régionale. Le partenariat prévoit notamment la facilitation des paiements transfrontaliers, le renforcement de la supervision bancaire et la préservation de la stabilité financière entre les deux pays. Les échanges commerciaux entre la RDC et l’Angola devraient ainsi être simplifiés, ce qui profitera aux opérateurs économiques des deux côtés de la frontière. Cette signature marque une avancée significative dans les relations bilatérales entre Kinshasa et Luanda. Les équipes techniques des deux banques centrales travailleront désormais à la mise en œuvre concrète de cet accord, dont les retombées positives sont attendues tant par les milieux d’affaires que par les populations frontalières. ✍🏻 KIDIMBU POP

Post frontalier de Kasumbalesa : ce que les ministres ont découvert va vous surprendre!

Il y a des endroits où la république se joue à chaque camion qui passe. Kasumbalesa en est un. Les ministres Julien Paluku Kahongya et Justin Kalumba Mwana Ngongo, descendus de Kinshasa pour voir de leurs propres yeux ce qui se trame à cette frontière stratégique entre la RDC et la Zambie. Et croyez-moi, ce qu’ils ont vu, entendu et annoncé, ça ne s’invente pas. Dès l’arrivée, l’ambiance était à la prise de température réelle, pas celle des rapports qui dorment dans les cartons. Accompagnés du Gouverneur intérimaire Martin Kazembe et du Directeur Général de l’OCC, Pierre Lohohola, les deux membres du Gouvernement ont arpenté le poste frontalier comme on inspecte une machine qui tousse. Objectif : comprendre pourquoi ça coince, pourquoi les recettes publiques saignent et comment la dématérialisation lancée en décembre par la Première Ministre Judith Suminwa peut enfin porter ses fruits. Car réduire les coûts, les délais et maximiser les recettes, c’est bien beau sur le papier, mais sur le terrain, c’est une autre paire de manches. Et c’est là que Julien Paluku a sorti la phrase qui a fait l’effet d’une décharge électrique dans la salle de réunion technique. Devant les responsables des services commis à la frontière, il a sifflé la fin de la récréation. Tolérance zéro, il a dit. Traduction : fini le Bamba roho qui arrange les uns et ruine l’État, fini les véhicules hors gabarit qui passent comme si de rien n’était, fini le Bilanga, ce système frauduleux où les marchandises se fractionnent, se sous-évaluent ou se dénaturent avec la complicité de certains agents trop complaisants. Le chiffre donne le vertige : 2,5 milliards de dollars qui s’envolent chaque année. Du sang sur les rails du trésor public. Alors quelles solutions ? Du concret, pas des vœux pieux. Le Ministre a instruit la société ITM Border Service d’intégrer un segment spécifique pour surveiller le phénomène Bilanga, et a martelé l’utilisation obligatoire du Guichet Unique Intégral du Commerce Extérieur (GUCE). Mais il y a plus, au nom du Gouvernement, il a annoncé la construction prochaine d’un poste frontalier à arrêt unique à Kasumbalesa, accompagné d’un port sec moderne. De quoi fluidifier le trafic et asphyxier les pratiques parallèles. Enfin, le lancement du Régime Commercial Simplifié (RECOS) entre la RDC et la Zambie viendra offrir des facilités aux petits commerçants transfrontaliers, ceux qui, sans cette bouffée d’air, étouffent sous le poids des lourdeurs administratives. La descente s’est achevée par une visite guidée, comme un dernier coup d’œil dans le rétroviseur avant d’appuyer sur l’accélérateur. Au-delà des annonces, c’est cette énergie nouvelle, cette volonté de ne plus fermer les yeux. Kasumbalesa n’est pas qu’une porte sur la Zambie, c’est une vitrine de ce que la RDC veut devenir : un pays où l’autorité de l’État ne se négocie pas, où les règles sont les mêmes pour tous, et où chaque dollar qui entre est un dollar qui sert à bâtir. ✍️ KIDIMBU pop