Le Gouvernement a scellé un partenariat stratégique entre le Fonds de Régulation Économique (FOREC) et la Régie des Voies Fluviales (RVF), à travers un protocole d’accord ambitieux. Doté d’un budget de 2,4 millions USD, ce programme vient poser les bases d’une véritable révolution logistique pour notre pays.

Une infrastructure au service du développement
Près de 2 300 kilomètres de voies fluviales vont bénéficier d’une cure de jouvence technique sans précédent. Balisage, dragage, désencombrement des axes stratégiques… ces opérations, aussi essentielles que complexes, redonneront vie à un réseau souvent sous-exploité mais au potentiel considérable.
L’eau, voie de circulation naturelle par excellence, redevient ainsi un vecteur de progrès économique. L’enjeu est de taille : désengorger les routes saturées, réduire l’usure du réseau routier, mais surtout offrir une alternative de transport plus économique et plus écologique.

Désenclaver pour mieux produire
Les bassins de production agricole, véritables poumons économiques de nos régions, souffrent trop souvent d’un isolement chronique. Les récoltes peinent à quitter les champs faute de voies d’évacuation adaptées, les denrées périssables s’éventent dans l’attente d’un camion, et les coûts de transport grèvent la compétitivité de nos produits.
Ce programme répond à une urgence : faciliter l’évacuation des produits agricoles depuis les zones de production jusqu’aux grands centres de consommation. C’est toute la chaîne de valeur qui s’en trouvera renforcée, de l’agriculteur au consommateur, en passant par les transformateurs et les commerçants.

Un cercle vertueux pour l’économie nationale
Les retombées attendues sont multiples :
· Réduction significative des coûts de transport, grâce à une navigation plus fluide et sécurisée ;
· Approvisionnement régulier des marchés urbains, stabilisant ainsi les prix des denrées de première nécessité ;
· Développement des échanges interrégionaux, favorisant l’intégration du marché national ;
· Création d’emplois induits par les travaux et l’activité portuaire.
Le transport fluvial cesse d’être une option marginale pour devenir un véritable levier de redressement productif, au service d’une économie plus compétitive et plus solidaire.

La vision d’un État stratège
À travers cette initiative, le Gouvernement affirme sa volonté de bâtir des infrastructures durables, capables de soutenir la croissance et d’améliorer les conditions de vie des populations. Ce n’est pas un projet isolé, mais bien une pièce maîtresse d’une politique globale de mobilité et de développement territorial.
L’engagement financier consenti par le FOREC et la RVF témoigne de la priorité accordée à ce secteur. Les 2,4 millions USD investis ne sont pas une dépense, mais un investissement productif dont les bénéfices se mesureront à l’aune de la réduction des inégalités territoriales et du dynamisme retrouvé de nos campagnes.

Alors que les travaux s’apprêtent à débuter, c’est tout un pays qui regarde vers ses fleuves et rivières avec un regard neuf. Ces voies d’eau, longtemps négligées, deviendront les artères d’un commerce plus juste et plus efficace.
Désenclaver les bassins de production, c’est ouvrir la voie à une prospérité partagée. Ce 28 août 2026, la République a posé un jalon essentiel sur le chemin de son émergence économique. Il nous appartient désormais de cultiver cette dynamique et d’en récolter les fruits.



