C’est dans l’écrin prestigieux du Blazon by Fleuve Congo Hôtel que le gouvernement congolais a donné le coup d’envoi officieux de l’événement économique majeur de cette fin d’année. En présence de la Baronnes Sandip Verma, éminente membre de la Chambre des Lords et présidente du UK–RDC Business Partnership Consortium, les ministres Patrick Muyaya Katembwe (Communication et Médias) et Julien Paluku Kahongya (Commerce extérieur) ont procédé au pré-lancement du Forum économique Royaume-Uni–RDC.
Prévu du 2 au 4 novembre 2026 dans la capitale britannique, ce forum ne se veut pas une simple rencontre de plus, mais un véritable catalyseur pour « renforcer les partenariats commerciaux, les investissements et les relations d’affaires » entre les deux nations.

Pour Baronnes Sandip Verma, l’heure est à la mobilisation générale. :
« Nous invitons les entreprises, les investisseurs, les institutions, les représentants gouvernementaux, les membres de la diaspora, les entrepreneurs et les professionnels à manifester leur intérêt », a-t-elle lancé, insistant sur la nature concrète de l’événement. « Des rencontres B2B et B2G sont prévues afin de favoriser des échanges directs entre les opérateurs économiques et les institutions », a-t-elle ajouté, promettant un espace de dialogues fructueux autour de projets rentables et de partenariats durables.

Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, a pris le relais avec un appel vibrant à la jeunesse et aux femmes entrepreneures congolaises. Conscient des défis logistiques, il a tenu à rassurer les participants potentiels :
« Un comité préparatoire sera mis sur pied dans les heures qui suivent, avec pour mission de faciliter la délivrance des visas aux membres de la délégation congolaise. »
Mais au-delà de l’aspect pratique, le message du gouvernement était empreint d’une ambition souveraine. « Commencez à secouer vos gibecières pour identifier les projets qui disposent déjà d’un certain nombre d’études et pour lesquels nous assurerons une bonne promotion à Londres », a martelé Julien Paluku, avant de rappeler la vision présidentielle : « Pour le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, ce pays doit être au cœur du développement du continent africain. »

Ce discours a trouvé un écho particulier chez son collègue de la Communication. Pour Patrick Muyaya Katembwe, ce forum d’affaires incarne bien plus qu’une opportunité économique : il représente une « vitrine stratégique pour consolider la construction du soft power de la République démocratique du Congo sur la scène internationale ». Un moyen pour le pays d’affirmer sa nouvelle stature et de contrôler le récit de sa propre trajectoire.

Les discussions entre les deux ministres et la Baronnes Verma ont également permis de réaffirmer les avancées significatives du climat des affaires en RDC. Patrick Muyaya a tenu à rassurer les investisseurs britanniques sur « l’engagement du Gouvernement à poursuivre les réformes destinées à améliorer l’environnement des investissements », soulignant les progrès réalisés depuis 2019. L’objectif est clair : faire de la RDC une destination de choix, où la sécurité juridique et les garanties offertes aux investisseurs sont désormais des piliers de l’action publique.

En définitive, ce pré-lancement à Kinshasa a planté le décor d’un rendez-vous qui s’annonce historique. À Londres, dans deux mois, la RDC ne viendra pas seulement chercher des capitaux, mais proposer un partenariat gagnant-gagnant, bâti sur la confiance et la vision d’un pays résolument tourné vers l’avenir.




